Dans les carrières alluvionnaires, l’extraction de matériaux et les travaux de réaménagement créent des étendues aquatiques et marécageuses. Ces milieux sont colonisés par une faune et une flore menacées par la disparition des zones humides « naturelles ».
Ils sont particulièrement précieux pour les oiseaux d’eau qui peuvent y nicher et s’y nourrir, notamment en période migratoire. Ils sont également propices à la reproduction des amphibiens et à certaines espèces végétales rares.
La réhabilitation de la carrière passe par de nombreux aménagements : mare, roselière, prairie naturelle, boisement…
Un site classé
A l'initiative de la commune de Millery et avec le partenariat technique de la Fédération des chasseurs, la site a été classé " Réserve de chasse et de faune sauvage" par arrêté préfectoral le 8 juin 1994. De nombreuses espèces sauvages (oiseaux et petits mammifères) y ont élu domicile. Ce classement constitue une étape importante dans le projet de réaménagement de la carrière. Dans une région où l'urbanisation est en plein essor, ce parc a pour vocation de protéger la nappe aquifère de la vallée du Garon et de créer une zone à vocation écologique.
A l'initiative de la commune de Millery et avec le partenariat technique de la Fédération des chasseurs, la site a été classé " Réserve de chasse et de faune sauvage" par arrêté préfectoral le 8 juin 1994. De nombreuses espèces sauvages (oiseaux et petits mammifères) y ont élu domicile. Ce classement constitue une étape importante dans le projet de réaménagement de la carrière. Dans une région où l'urbanisation est en plein essor, ce parc a pour vocation de protéger la nappe aquifère de la vallée du Garon et de créer une zone à vocation écologique.
La revégétalisation du site
Afin de reverdir le site et stabiliser les berges, des espèces végétales dites fixatrices d’azote ont été mises en place directement sur les graviers à partir de 1991. La méthode utilisée consistait à planter des plants préalablement inoculés en laboratoire par des bactéries capables de transformer l’azote de l’atmosphère en une forme assimilable par la plante. Pour optimiser leurs performances, elles étaient associées à des champignons. Aulnes cordés, oliviers de Bohème, argousiers et corroyères se sont développés pour former aujourd’hui un espace boisé dense avec une croissance remarquable.
Afin de reverdir le site et stabiliser les berges, des espèces végétales dites fixatrices d’azote ont été mises en place directement sur les graviers à partir de 1991. La méthode utilisée consistait à planter des plants préalablement inoculés en laboratoire par des bactéries capables de transformer l’azote de l’atmosphère en une forme assimilable par la plante. Pour optimiser leurs performances, elles étaient associées à des champignons. Aulnes cordés, oliviers de Bohème, argousiers et corroyères se sont développés pour former aujourd’hui un espace boisé dense avec une croissance remarquable.
Inventaires et suivi de la faune par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) depuis 2009.
L’objectif étant à la fois d’approfondir les connaissances sur le patrimoine naturel du site pour le valoriser, mais aussi de concilier la colonisation d’espèces patrimoniales et l’exploitation de la carrière. Les inventaires de la biodiversité annuels permettent de faire des préconisations complémentaires pour le réaménagement final du site.
1. Le suivi des espèces patrimoniales
Le site accueille une faune remarquable parmi les plus intéressantes des carrières du département (2ème site le plus riche après Miribel Jonage).
Parmi la faune remarquable du site, beaucoup d’espèces sont liées aux zones d’eaux. Ainsi, castors, canards et divers oiseaux d’eau trouvent ici des conditions idéales à leur reproduction ou font halte en migration et en hivernage.
Les suivis sur les zones terrestres, boisement et prairie, permettent d’observer l’évolution des populations d’oiseaux (plus d’une centaines d’espèces fréquentent le site à diverses périodes de l’année).
Les populations de reptiles sont aussi suivies grâce à un réseau de plaque abris où ils trouvent refuge.
2. L'inventaire faunistique
Les habitats variés présents sur le site favorisent son potentiel naturaliste. Selon les années, on peut observer jusqu'à 60 couples d'hirondelles de rivage, espèce rare et menacée.
3. Conseils et propositions de gestion
Afin de rendre les milieux aquatiques encore plus accueillants pour les oiseaux et les amphibiens, une roselière a été implantée sur un des plans d’eau.
Une mare a également été réalisée afin de favoriser la reproduction de certaines espèces d’amphibiens (8 espèces sur le site parmi les 14 que compte le département).
Des nichoirs ont été posés pour favoriser la reproduction des oiseaux.
4. Favoriser la bonne cohabitation entre l'exploitation et la faune protégée.
Les hirondelles de rivage s’installent régulièrement sur certains fronts d’exploitation. Avant le période de reproduction, les secteurs devant être exploités sont talutés afin que les oiseaux ne puissent pas y nicher. Des secteurs propices non exploités durant la saison sont laissés et mis en défend en cas d’installation des hirondelles.
L’objectif étant à la fois d’approfondir les connaissances sur le patrimoine naturel du site pour le valoriser, mais aussi de concilier la colonisation d’espèces patrimoniales et l’exploitation de la carrière. Les inventaires de la biodiversité annuels permettent de faire des préconisations complémentaires pour le réaménagement final du site.
1. Le suivi des espèces patrimoniales
Le site accueille une faune remarquable parmi les plus intéressantes des carrières du département (2ème site le plus riche après Miribel Jonage).
Parmi la faune remarquable du site, beaucoup d’espèces sont liées aux zones d’eaux. Ainsi, castors, canards et divers oiseaux d’eau trouvent ici des conditions idéales à leur reproduction ou font halte en migration et en hivernage.
Les suivis sur les zones terrestres, boisement et prairie, permettent d’observer l’évolution des populations d’oiseaux (plus d’une centaines d’espèces fréquentent le site à diverses périodes de l’année).
Les populations de reptiles sont aussi suivies grâce à un réseau de plaque abris où ils trouvent refuge.
2. L'inventaire faunistique
Les habitats variés présents sur le site favorisent son potentiel naturaliste. Selon les années, on peut observer jusqu'à 60 couples d'hirondelles de rivage, espèce rare et menacée.
3. Conseils et propositions de gestion
Afin de rendre les milieux aquatiques encore plus accueillants pour les oiseaux et les amphibiens, une roselière a été implantée sur un des plans d’eau.
Une mare a également été réalisée afin de favoriser la reproduction de certaines espèces d’amphibiens (8 espèces sur le site parmi les 14 que compte le département).
Des nichoirs ont été posés pour favoriser la reproduction des oiseaux.
4. Favoriser la bonne cohabitation entre l'exploitation et la faune protégée.
Les hirondelles de rivage s’installent régulièrement sur certains fronts d’exploitation. Avant le période de reproduction, les secteurs devant être exploités sont talutés afin que les oiseaux ne puissent pas y nicher. Des secteurs propices non exploités durant la saison sont laissés et mis en défend en cas d’installation des hirondelles.
Rédigé par le webmaster de la Communauté de Communes de la Vallée du Garon le Jeudi 25 Août 2011 à 16:59
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