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Vie communautaire

Un plan de mandat sous le signe de la raison

Après avoir porté ses investissements à des niveaux record lors du précédent mandat, la CCVG se projette avec prudence sur les 6 années à venir. Un plan de mandat maîtrisé a été défini pour 2027-2032.
Portrait de Damien Combet

Damien Combet, président de la CCVG

 

Le 31 mars dernier, au soir de son élection à la présidence de la CCVG, Damien Combet avait exposé à l’ensemble des élus communautaires sa méthode : « Je propose que, dès le début de mandat, nous engagions un travail approfondi d’ingénierie financière et de prospective. Nous devrons objectiver nos marges de manœuvre et sécuriser les financements nécessaires à la réalisation de notre feuille de route 2027-2032 », avait-il indiqué lors de sa prise de fonction à la tête de la CCVG.

Cent jours plus tard, ce travail a permis de construire le plan pluriannuel d’investissement et de fonctionnement (PPIF) partagé, qui a été présenté à la commission finances de la CCVG le 15 juillet.

« Un mandat record à digérer »

Ce PPIF a été élaboré sur la base des résultats consolidés du mandat écoulé, tout en tenant en compte des éléments de prospective budgétaire et financier attendus pour celui qui s’ouvre.

« Au démarrage du précédent mandat, nous avions tablé sur un plan d’investissement ambitieux de 30 millions d’euros. Au final, nous avons atteint un niveau d’engagement historique à plus de 50 millions d’investissements réalisés entre 2021 et 2026. Pour le dire autrement, sur les 6 dernières années, la CCVG a réalisé l’équivalent de deux mandats en un, avec des efforts très importants consentis pour améliorer nos voiries, pour développer les mobilités et nos équipements communautaires, tout en continuant à soutenir très fortement nos communes », relate Damien Combet.

Un bilan qui incite à la mesure au moment d’élaborer la feuille de route 2027-2032. « Ce mandat record, il nous faut aujourd’hui le digérer. Et prendre en compte les contraintes budgétaires renforcées avec lesquelles nous devrons composer : la raréfaction des ressources, l’incertitude qui pèse sur les dotations au vu du déficit abyssal de l’Etat, le climat international complexe… Cette réalité s’impose à nous, et il nous appartient de faire des choix raisonnables, soutenables, responsables », indique le président.

Le projet de tiers-lieu économique suspendu

Dans ce contexte, les élus de l’exécutif communautaire ont acté la suspension du projet immobilier tertiaire de tiers-lieu économique imaginé dans le secteur de la gare à Brignais. « La CCVG avait souhaité s’engager pour pallier la défaillance des acteurs privés dans le quartier. Ceux-ci n’avaient pas réussi à trouver de modèle économique. Un projet ambitieux a été esquissé, qui implique une charge que nous ne jugeons pas supportable à date par la collectivité », assume Damien Combet. « Il est urgent de prendre notre temps, pour trouver une solution qui permette de préserver nos équilibres financiers. »

Un programme à 25 millions

La programmation d’investissement 2027-2032 a ainsi été arrêtée à une hauteur de 25 millions d’euros, un standard maîtrisé.

Celle-ci intègre, annuellement, 2 millions d’euros d’investissement sur les voiries et modes doux et 450 000 euros pour la politique de l’habitat. La CCVG se dote également de moyens conséquents (500 000 euros/an) au titre de ses politiques de maîtrise foncière, qu’elle soit agricole, environnementale ou économique.

Le développement d’un parc d’activité sur le secteur Moninsable à Brignais, la poursuite de la requalification du secteur des Sept-Chemins à Vourles, la réhabilitation de l’ancienne MJC en logements agricoles à Chaponost ou encore la construction d’un équipement sportif à Montagny figurent en outre au plan d’investissement de la CCVG.